Inférence bayésienne

 

Notre objectif est d’utiliser et de diffuser des approches adaptatives d’inférence Bayésienne pour la conception et l’analyse d’essais cliniques.

Essais de phase précoce

A partir d’un exemple, nous avons souligné l’influence individuelle des premières observations dans la détermination de la dose maximale tolérée. Puis, nous avons développé des estimateurs basés sur la vraisemblance pondérée (1).

Nous avons également étudié les réponses conditionnellement à la probabilité que la toxicité limitant la dose soit inférieure à un seuil prédéterminé, en utilisant un modèle joint pour la probabilité d’efficacité et de toxicité (2).

Essais cliniques de Phase II et Phase III

À partir d’une revue de la littérature, nous avons montré que, en dehors des essais de recherche de dose en cancérologie, l’inférence Bayesienne est encore peu utilisée dans le cadre d’essais cliniques (3), et notamment dans le cadre de l’évaluation des dispositifs médicaux implantables (4). Dans ce contexte particulier des dispositifs médicaux implantables (DMI), nous avons proposé un modèle de méta-analyse hiérarchique Bayésien qui prend en compte les données cliniques sur les versions antérieures lors de l’évaluation de la dernière version du DMI (5).

Nous avons également étudié les avantages additionnels d’une approche Bayésienne lors de l’analyse d’un essai de survie clinique de phase III séquentiel. Deux éléments principaux ont été étudiés: (i) l’élicitation de l’a priori du bénéfice de survie à partir d’expertises de différents experts, et (ii) l’actualisation de cet a priori en une distribution a posteriori du bénéfice de survie qui a permis le calcul de probabilités de différentes augmentations de survie médiane dans le bras expérimental par rapport au contrôle.

A partir de la distribution observée des avis d’experts en termes de bénéfice de survie pour le bras expérimental, la loi a priori a été soit une loi normale (6) ou un mélange de lois normales (7).